Beaucoup de oui-oui mais aucune réponse

Compte rendu de réunion avec le DRH:

 

Ils se mêlent de tout … 

Après un détour par la case départ, devrions nous dire la case congés, notre Directeur des Ressources Humaines, plus communément appelé DRH, le Colonel GROS, a reçu vos serviteurs au sein de son aile du château SDIS 44

Accompagné de l’un de ses seconds,  Lieutenant Colonel RAISON, les deux hauts fonctionnaires nous réveillent de notre torpeur. Oui, une ½ heure à gamberger dans ce petit bureau, entre tentatives d’explications et excuses des gentilles secrétaires affairées à rattraper l’erreur – recherche des deux protagonistes, préparation du café, etc.

 Nous gardons le sourire, à l’instar de notre hôte qui nous offre ses vœux pour cette nouvelle année. Nous ne les lui renvoyons pas, l’humeur n’est pas aux banalités d’usages.

 Allez, entrons dans le vif du sujet … l’accès à la formation FAE sous-officier et son inimitable concours-test de foire. Pas de chichi, nous lui expliquons notre point de vu, sans ambages ni fioriture lexicale, les termes sont clairs et bien compréhensibles : incompétence, inadapté, méprisable et autres formules peu avantageuses. Nous lui exprimons notre regret de n’avoir pu profiter des capacités hors normes de l’organisateur du congrès pour la mise en place de ce concours … ironique les sudistes ?!

 Nous n’exposerons pas la phrase d’armes qui s’ensuit entre le DRH et vos serviteurs, mais le discours s’achemine rapidement sur la problématique de numéro 43 et numéro 44 et leurs évincements de la liste des reçus. La conclusion est simple : une envie, une lubie, un caprice, une toquade d’un DRH, chacun choisira son terme. Aucune explication légitime et rationnelle ne peut expliquer l’apparition de cette nouvelle loi, ce barrage d’une note de 10 sur 20. Mais, pour ne pas faire mentir l’adage international qui régit les actions de nos décideurs au SDSI 44 : « Plus c’est Gros et mieux ça passe ! ».

 Nous insistons sur le cas du 43ème, puisqu’il s’agit d’un adhérent de SUD SDIS 44. Celui-ci étant présent dans cette salle d’audience, il lui est alors simple d’exprimer son étonnement et son mécontentement quant à l’absence de réaction alors qu’il avait, il y a plus de deux semaines déjà, averti le LT Colonel RAISON d’une erreur sur sa copie, alors qu’il l’a consultait en présence de deux gardiens du temple. Potentiellement, rétablir l’équité en acceptant une erreur de correction lui permettrait d’accéder au rang des « plus meilleurs que 10/20 ». Lt Colonel RAISON a préféré ne pas en informer son supérieur – le DRH – ni travaillé à rétablir cette injustice. Que penser alors ? La journaliste Sophie COIGNARD a elle une explication très séductrice : « Les incapables, ce sont les gens qui gagnent beaucoup d’argent en faisant mal leur travail ». Oups !

 Face à notre détermination, le DRH s’engage formellement à revoir, dans la semaine, la copie de l’infortuné et à rétablir la situation si erreur il y eut. Grand seigneur.

 Nous insistons sur le contenu inadapté de l’écrit. Nous insistons sur ses questions qui ne reflètent en rien la profession. Nous insistons sur l’amateurisme inacceptable dans la réalisation du questionnaire. Nous insistons sur … notre DRH perd alors patience et nous jette au visage ce que nous attendions depuis longtemps, une vraie réflexion. Il nous commande, pour les prochaines éditions, des questionnaires puisque nous sommes plus compétents que ses services … ironique le patron ?!?! Il insiste à son tour en y incluant l’ensemble des organisations syndicales. Création pour chacune d’entre elles d’un lot de 40 à 80 questions qui serviront de base de travail pour l’élaboration du futur questionnaire. Se souviendra-t-il de cette proposition le moment venu ? Quels idiots nous faisons, il n’y aura pas de prochaine fois, le duo procédure au TA engagée par FO et refonte de la filière engagée par les adorateurs du pouvoir vont faire couler ce joli concours. Non ?

 Notre DRH maintenant bien chaud, nous continuons notre pression verbale en abordant une autre grosse problématique, illustrée par l’exemple d’un autre adhérent de SUD SDIS 44 : la conversion logement. Terme barbare pour parler de la perte de l’avantage logement au profit d’un avantage du régime indemnitaire, en échange du temps de travail supplémentaire. Certes, chacun pourra se positionner sur cet avantage déguisé à vie d’un logement appartenant à l’employeur, certes. En attendant, certains personnels ont la possibilité de profiter de cette conversion, d’autres non. Quels critères pour faire partie des heureux élus … aucun. Le bon vouloir du prince DRH, encore. C’est pourquoi nous exprimons notre désaccord concernant ce sudiste pour qui cette conversion n’existe pas. Pour le DRH, il était venu le temps de stopper cette aberration et avec effet immédiat au 1er janvier 2012. Dommage pour notre malheureux, surtout quand ce même DRH s’était positionné au printemps 2011 sur son dossier, nous rassurant sur son devenir. Mais, le congrès passant par là, notre cher haut fonctionnaire territorial n’a pu mettre ses 8 mois au service du directeur et de sa foire sans délaisser son vrai travail de DRH. Pensez bien que nous avons poussé la chansonnette et celui-ci va réétudier rapidement le dossier. Mais là, aucune promesse de résultat ni même d’une note de service règlementant cette conversion logement.

 Un petit passage par la très proche FAE d’adjudant et son peu de poste. Sans un mouchoir en poches, nous voici livrés au discours éploré du DRH. Pour faire vite, les 7 postes d’officiers gelés ne concernent que les majors (réf : 2008 – avantages indemnitaires sous forme de prime pour nos officiers). Nous lui expliquons ne pas être surpris, que ce gel de postes ne pouvait guère toucher la caste des commandants et colonels. Malheureusement, cette action égoïste, par son effet boule de neige pyramidale, compromet l’avancement des petites gens. Comme d’ab !

Nous continuons sur ce thème en demandant la position du DRH face aux demandes de certain futur adjudant à repasser la formation, aux vus de nouvelles normes. Il nous informe être d’accord pour que ces personnels profitent de la formation sous couvert de ne pas engendrer de problématiques d’effectifs en centres.

 La ½ heure de retard ne pouvant être rattrapée, nous filons ensuite sur le terrain du nouveau projet IP Grève. Figaro de l’inutile et peu compréhensibles que les explications du Lt Colonel RAISON. Rien de novateur, un pensum pour méchants grévistes comme à l’habitude. A notre demande de mise à disposition, nous voilà renvoyés dans les cordes près du service intranet du SDIS 44. Au passage, nous rappelons au DRH que certains personnels n’ont pas d’accès informatiques professionnels … et na !

Un rapide aller retour par la problématique plonge, gérée par notre spécialiste, déjà plus que remonté, pour n’obtenir que des infos connues de tous. Rien de bien probant sur le sujet.

 A la volée :

Le décret 2011-1474 publié le 08/11/11 relatif au possible financement par l’employeur public des complémentaires santés et prévoyances. Une étude sur le dispositif au Conseil Général semble convenir au SDIS 44. Le DRH avance une somme d’environ 20 euros mensuels pour la prévoyance. Il prévoit aussi un délai de mise en place d’un an, au minimum. Dommage quand le décret et surtout les plus gros prestataires prévoient une mise en place possible dès l’été 2012.

 La loi 2011-1977 du 28/12/11 de finances pour 2012 relatif au jour de carence dans les 3 fonctions publiques. Aucune information du DRH concernant une perte sèche ou une éventuelle prise en charge par le SDIS – 50 à 80% de prise en charge par les conventions dans le secteur privé. Aucune information sur la base de retenue – salaire, primes, décompté en fonction du temps de travail ou selon un forfait, etc. Flut ! Aucune réponse alors que le texte est en vigueur. Anticipation … vocable banni du registre de nos décideurs.

 La loi des finances rectificative – PLFR – pour 2011 et l’amendement du 23/06/11 fait passer le taux de cotisation auprès du CNFPT de 1% à 0,9% pour 2012 et 2013. Une petite économie pour le SDIS 44. Sachant que ce taux se calcule sur la masse salariale, à vos calculettes pour découvrir ce que ces 0,1% vont offrir d’économie au patron. Pardon, il n’y a pas d’économie selon le DRH, vu quand représailles à cette décision d’Etat, le CNFPT ne rembourse plus les frais de déplacements. Mais dans une autre phrase, il nous avouait que le catalogue de formation ne correspondait guère aux attentes professionnelles des agents du SDIS 44. Alors, y en a qui y vont ou pas à ces formations ?

 Il y a encore d’autres thèmes à aborder, à développer, à creuser, mais bon, il se fait tard et chacun se doit à ses propres obligations. Peut être pour une prochaine fois … sans langue de bois Monsieur le DRH ?!

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