Compte rendu de la visite de sud au 119ème congrès sp

 

Ouvert au public

on ne s’est pas gêner pour rentrer !

le récit de nos aventures dans la suite de l’article

Voilà plusieurs jours que les RG s’inquiétaient de savoir si les syndicats prévoyaient une virée à Amiens à l’occasion de ce beau congrès.

Mais bien sûr que l’on avait prévu d’y aller. NOTRE congrès, NOTRE ministre, et puis quoi encore, on a pas le droit de le voir de près nous ? Sous prétexte qu’on est des « syndicalistes ».

Les huit mousquetaires, on était. Huit vaillants soldats du feu, près à remplir leur mission: délivrer un courrier de la plus haute importante au « premier pompier de France » comme s’est auto proclamé le ministre VALLS.

 

Nous avons donc un « super chef », en plus il a reçu un casque en cadeau. D’ailleurs, l’a t-il payé ce casque ? Dans certains départements, l’administration n’hésite pas à facturer ce genre de cadeau, même après un longue carrière, même en hommage à un collègue mort au feu…y’a pas de petites économies.

On vous passe les détails sur l’épopée que ça été pour venir jusqu’à Amiens qui, comment dire, est un peu au milieu de nulle part.

Merci aux copains de SUD Rail qui à un moment ou à un autre ont été discrètement solidaires (contrairement à d’autres agents SNCF zélés, sans doute non ou mal syndiqués)

Merci aussi aux héros parisiens qui ont sorti Christophe de l’ascenseur de l’hôtel au bout d’une heure d’enfermement.

Les RG ont tout essayé mais n’ont pas réussi à nous empêcher d’arriver jusque dans l’antre du diable.

D’abord, c’était très bien fléché, pas moyen de se tromper. Depuis l’autoroute et sur chaque panneau, un bienfaiteur a cru bon de nous souhaiter la bienvenue à se manière.

Merci à lui car même avec le GPS de notre super voiture (Chez AVIS aussi, y’a des SUDistes ? parce qu’on a été surclassé question voiture), c’était pas simple à trouver.

Même au plus près du chaudron, les panneaux indicateurs étaient parfaitement visibles et lisibles

Impossible de confondre avec tout autre festivité même si certains ont voulu brouiller les pistes.

Sur place, notre éclaireur s’est rapidement fait interpeller par des hommes loi qui on surpris une conversation téléphonique finissant par « ça me donne envie de gerber ».

Ses épaules frileuses couvertes par un de nos splendides drapeaux et son badge officiel SUD n’ont sans doute pas été du goût de tout le monde.

Mis en contact avec LA chef des RG locaux, toute la subtilité de la manoeuvre a été d’obtenir la possibilité de remettre très officiellement notre courrier au ministre.

Finalement reçue par un conseiller spécial de VALLS, la délégation SUD a pu discuter un moment de l’application de la réforme et du pourquoi de notre venue ici au congrès.

 

Le courrier (à lire en fin d’article) a été remis à ce conseiller qui s’est engagé à le transmettre au ministre de l’intérieur. Essai réussi !

En échange de notre bonne tenue, il a accepté que nous assistions aux discours de clôture de la fiesta.

Un grand moment d’émotion. Nous sommes entrés par la grande porte, en empruntant la même haie d’honneur que le ministre lui-même. Nous les « syndicalistes » comme l’a fait remarquer un gugusse qui traînait là et qui voulait qu’on passe ailleurs et à qui on a répondu qu’on était envoyé par le directeur du cabinet du président et que pardon s’il te plait on passe par là.

On a cru un moment que l’assistance était en train de chanter l’internationale, mais non, c’était juste un karakoé sur une chanson patriotique écrite par la Fédé.

Sur les discours, on sera assez brefs comme l’ont été les orateurs (le présdisent de la Fédé et Manuel VALLS) au sujet de la réforme. En tout et pour tout, il y a deux phrases. L’une pour dire que tout allait bien, et l’autre pour annoncer la tenue d’une réunion de la CNSIS le 12 décembre pour parler des clauses de revoyure.

A la sortie, comme des stars, on a été interviewés par les radios et télés présentes… En réalité par FRANCE3 Picardie, et France bleue Picardie ! On leur a dit tout le bien qu’on pensait de cette réforme et plus particulièrement de la non application des textes au statut SPV.

Un petit rafraichissement plus tard et nous voilà repartis pour nos chaumières avec des belles images plein les yeux. La plus belle ? Sans aucun doute, celle du premier pompier de France recevant le casque. C’était émouvant. Mais bon, à ce moment, on n’avait pas que ça à faire alors on a pas pleuré, promis !

Au final, on notera que le conseiller qui nous reçu a été très satisfait de notre rencontre qu’il a qualifié « d’agréable ». Voilà la marque de SUD que nous avons laissé. Celle d’un syndicat engagé mais résolument tourné vers un dialogue constructif.

Nous avons, sur place, tenu nos promesses, nous saurons le rappeler lors de nos prochains entretiens.

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