Compte rendu du Congrès national à Valence

Le colloque a débuté par l’intervention de Monsieur PERTUSA – Président du CASDIS de La Drôme, Président de l’ENSOSP et membre de la CNIS – accompagné du Directeur Départemental Adjoint et du Directeur de l’Ecole Départementale … un ancien du 44.
Un réel discours d’ouverture et de dialogue social envers l’entité SUD SDIS, à l’image des bonnes relations qu’il entretient avec le syndicat local (SUD SDIS 26).
Chaque SUD SDIS a pu s’exprimer, les sujets « houleux » du moment ont pu être abordés – application du décret européen sur le temps de travail, l’application de la réforme SPP et SPV, la représentativité de la FNSPF, etc.
Une ouverture concrète quand ce Président CASDIS se prête aux échanges, tant devant l’assemblée en salle qu’autour du « verre de l’amitié ».
Diablotin noterait que nous sommes loin de la situation vécue au SDIS 44 et rappellerait le congrès organisé l’an dernier à Pornic où nos instances officielles avaient refusé notre invitation.

Voici ce qu’il ressort des différents échanges, tant avec Monsieur PERTUSA qu’avec le national et les autres responsables des structures départementales SUD SDIS.

Le droit européen relatif au temps de travail

La France continue de payer des amendes jusqu’en 2015, fin de la période dérogatoire. Elle devrait ensuite se plier aux exigences légales, mais le ministère planche sur plusieurs solutions. L’une consisterait au paiement annuel d’une amende, moins onéreux que de soumettre les départements à l’application du droit européen. Nous aurons l’occasion d’en reparler, affaire à suivre …

La réforme de notre filière

Les discussions vont bon train au sein de la CNIS. Il semble que l’application de cette filière soit difficile à suivre, difficile à gérer. Chaque SDIS pourra appliquer cette filière suivant ses propres contraintes. Cela veut dire que tout pouvoir est donné aux gouvernances pour appliquer selon ses propres envies. Le SDIS 44 en est un excellent exemple.

Contradictoire avec les discours enjôleurs de Messieurs les pontes des organisations syndicales responsables de ce fiasco, de Madame La FNSPF …
Diablotin dirait à ce moment « SUD SDIS avait prévenu en son temps du danger d’une telle refonte ! ».

Cette situation pose également une problématique plus généraliste. Cette refonte se devait être une réponse à nos différences avec la fonction publique territoriale. Difficile à comprendre quand la fonction publique est régit par des textes clairs sur le statut de tous ses fonctionnaires, alors que chaque sapeur-pompier, selon son appartenance à tel ou tel SDIS, n’a pas un statut identique.

Cette refonte n’a pas fini de faire parler d’elle : statut des SPV, du 3SM, des agents des CTA, etc.

La FNSPF
Monsieur PERTUSA s’est également positionné face à la FNSPF. Il comprend et valide notre désaccord face au travail de force qu’effectue cette association auprès du gouvernement. Il confirme que le Ministre de l’Intérieur pense que la FNSPP est l’organe représentatif de l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels. Il nous indique qu’il va s’entretenir prochainement avec le Ministre et aborder cette problématique.

L’affiliation de SUD SDIS à Solidaires

Solidaires qui représente plusieurs corps de métiers – Poste, SNCF, Fonctions Publiques d’Etat, Hospitalière et Territoriale, Pompier – est représentative auprès des instances officielles.

Solidaires comprend 52 instances nationales et 90 unions départementales. A ce titre, elle un poids indiscutable dans les échanges au plus haut niveau.

Son responsable nous présente la structure et aborde certains points importants à venir :

– La révision générale des politiques publiques
– Le pacte européen et l’austérité dans les services publics
– La vision du futur projet des grandes métropoles qui va remettre en cause la garantie d’un service public identique en milieu urbain et rural
– La pleine puissance des Régions
– L’augmentation des prélèvements et l’allongement des cotisations et de l’âge légal du départ en retraite

Diverses informations

SUD SDIS 69 nous expose le fonctionnement de leur « garde volante » qu’ils nomment eux « équipe de renfort ». De nombreux points noirs entachent ce fonctionnement : absence de fiche de poste, temps de présence aléatoire au sein de ce groupe, aucune certitude du choix de poste à la sortie de cette équipe, absence de prise en charge des frais kilométriques, absence d’avis de vacance de poste donc choix contraint, etc.

Diablotin de rajouter « certains biens pensants, membres de la dernière intersyndicale – celle qui nous a vendue du rêve – vantaient les mérites d’un tel procédé … pourtant peu glorieux au vu de l’expérience qui a touché les dernières FIA ! »

Diablotin, toujours colère et revanchard ne pourra encore longtemps être retenu dans sa malle …

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