Rien de nouveau, la nouvelle politique du SDIS 44

Avait lieu le 28 janvier dernier, la première rencontre de l’année sur le dialogue social. Nous constatons une direction facilitatrice dans l’échange … mais peu enclin à partager l’information.

Voici en 9 points la position de nos gouvernants. Bien loin de nos attentes !

1) Projet stratégique, prospective, mutualisation

Le SDIS, financé par le Conseil Départemental et l’ensemble des communes du département, est soumis à de fortes contraintes budgétaires. Pour l’année 2016, il n’y aura donc aucune augmentation du budget. La participation des communes restants identiques (basée sur l’inflation de 0%) et le Département ne souhaitant pas augmenter sa participation.

Nous attendions avec intérêt le positionnement de Monsieur Le Directeur sur sa politique stratégique pour 2016 et les 5 années à venir …
Il nous informe y travailler. Une analyse digne de ce nom se doit d’être pensée, réfléchie, élaborée, structurée, recherchée, raisonnée, posée …
Monsieur Le Directeur élabore sa stratégie sous couvert d’un groupe de réflexion piloté par Monsieur Gilles Nicolas (élu).

Les organisations syndicales seront associées dans le processus, au même titre que le Conseil Départemental, le Préfet, le Président de l’Association des Maires de France et quelques autres partenaires. SUD à la même table que ces grandes institutions … faudra t’il nous acheter une conduite ?!

Basé sur le SDACR de 2012, ce document stratégie d’orientation sera ensuite présenté au Conseil d’Administration du 14 juin prochain. La première réunion ayant lieu le 27 janvier dernier, nous n’en serons pas plus.

Une stratégie axée sur un document vieux de 4 ans pour une application sur les 5 prochaines années … mais restons confiant !

2) Budget

Monsieur Ploteau estime y avoir répondu au point précédent. Bin flut !Nous n’avions pas anticipé cette réponse. A la rigueur, un vol de sacoche, un dossier égaré …

3) Refonte de la filière, volet RH du SDACR, statut SPP/ SPV

Prise de parole du colonel Guénégo. Il aborde le report des examens de lieutenant de 2015 et celui de capitaine de 2016 (procédure tribunal SUD, SNSPP-FO et Avenir Secours).
Il constate un retard dans l’application de la refonte de la filière. Le contraire aurait été surprenant !
Il remarque que le nombre d’adjudants est trop élevé au SDIS. La volonté politique étant de favoriser l’avancement, le sur-quota menace.
Il serait fantaisiste d’oublier le passé et la politique drastique du SDIS en matière d’avancement qui plomba de nombreuses carrières. Aujourd’hui, c’est encore les personnels SPP de catégorie C qui vont supporter ce lourd passé.

Notre sollicitation sur le recrutement d’effectifs SPP non officiers n’obtient toujours pas d’écoute. Le SDIS se base sur une note du14 mai 2013 pour affirmer un simple manque de 5 SPP.

Pour faire suite à l’affectation en CIS des 11 SPP sortant de la dernière FI, se profile l’arrivée de 10 nouveaux SPP de 1ère classe (FI en septembre 2016) et de 3 lieutenants recrutés en externe. Pour l’anecdote, Monsieur Le Directeur n’écarte pas de répondre favorablement à la demande d’Avenir Secours qui expliquait sa volonté de soutenir le recrutement d’un capitaine, indispensable à un meilleur management au SDIS.
Dommage que notre demande de recrutement de SPP 1ère classe supplémentaire n’ait pas la même écoute de notre patron …

Dans la procédure de mobilité, les chefs de groupements et chefs de centres réfléchissent à la meilleure méthode pour conjuguer besoins opérationnels et satisfactions professionnelles. En gros, comment valoriser la mobilité en faisant croire que chaque SPP tiendra les fonctions pour lesquelles il a été formé … alors qu’il s’agit en réalité de combler les manques dans les CIS faute d’une politique de recrutement adaptée.

Le colonel Guénégo réaffirme la volonté du SDIS à poursuivre le redéploiement des postes de SPP de catégorie C actuellement dans les groupements vers les CIS, au titre du plan pluriannuel. Néanmoins, il est nécessaire de tenir compte de facteurs extérieurs qui peuvent ralentir le processus (absence de concours d’officier).

Une organisation interpelle la direction sur les doubles statuts qui présentent plus d’heures de présences en tant que SPV que par leur statutde SPP. Ceci dans le contexte où le SDIS prône une sécurité au travail exemplaire, par le système de repos de sécurité.
Monsieur Le Directeur répond qu’il n’oblige pas le SPP à prendre un statut SPV, c’est un choix personnel. C’est dit ! Mais cela ne fait pas avancer le schmilblick.
Pour info : en garde posté, le temps annuel du SPV ne doit pas dépasser 840H00.

Concernant les astreintes des SPV, les organisations sont unanimes sur ce système bancal où certains abusent pour gonfler leurs heures, leurs présences opérationnelles. Le SDIS informe y travailler par la mise en place d’un logiciel adapté.Nous comprenons que le SDIS a les moyens de contrôler mais n’a toujours rien entrepris.

4) Politique RH

Monsieur Le directeur n’a toujours pas décidé s’il était opportun de réactiver le poste de DRH. Il fait même un tour de table pour sonder les organisations …

Concernant le reclassement temporaire ou définitif, le SDIS s’attache aux recommandations du législateur dans ce domaine. Une action individuelle – au cas par cas – avec un suivi de l’ensemble des services concernés. Nous avons déjà récemment testé le système et en sommes revenus. Mais, le SDIS insiste sur la pertinence de sa procédure. Nous insisterons encore et encore nous aussi pour défendre un vrai projet !
Le colonel Guénégo nous confirme qu’il n’y a pas de poste réservé au CTA-CODIS pour les SPP de catégorie C. Encore une réponse inadaptée alors que nous demandons, dans le cadre de la procédure du « cas par cas », d’accueillir un SPP pour une période d’un an afin de lui faciliter une remise en condition physique optimale.

5) CND

Un rapide historique nous est fait et qui insiste lourdement sur l’absence de consensus entre les organisations syndicales. On pourrait penser que c’est de la faute des syndicats si les décideurs sont revenus aussi souvent sur leur décision ces dernières semaines.

Une équipe de SAL est maintenu sur Nantes en priorité avec un déplacement de saison sur Saint Nazaire.

Le navire prend l’eau mesdames et messieurs les contribuables …

6) Conditions de travail

A notre demande d’éclaircissement sur la participation du SDIS à la complémentaire santé et le dernier paragraphe du registre des délibérations du CA, l’explication est floue. Pourtant, clairement, le Président du CASDIS s’était prononcé pour des sommes que nous ne retrouvons pas sur nos bulletins de paie.

Le colonel Raison se charge du problème. Croyez bien que la seule réponse sera l’édition d’un avenant, ce qui ne sera certainement pas un aveu d’erreur. En attendant, SUD s’était prononcé contre la validation de ce protocole en CT et ne peut malheureusement que constater que nos craintes étaient fondées.

A notre demande de revalorisation du chèque-déjeuner, comme abordée initialement avec le prédécesseur de Monsieur Ploteau, la réponse est négative. Malgré une certitude : notre valeur faciale est dans la moyenne basse sur les collectivités de catégories identiques.

7) 3SM

Soulignons la présence du médecin-chef du 3SM, colonel Jouve, qui est la seule à jouer la transparence en répondant à toutes nos questions :
– Effectifs du 3SM : 250 SPV + 15 SPP + 15 PATS.
– Effectifs opérationnels : 3 VLI de garde par jour.
– 95 infirmiers SPV assurent des gardes VLI pour 120 formés.
– 1040 carences d’ambulances assurées par an.

MAD : référent technique médical + directeur médical de secours en lien avec le SAMU + action campsy. Cela donne 24 interventions du MAD en 2015.Certains départements choisissent que le MAD soient de garde au CTA-CODIS, mais ce n’est pas la politique du SDIS 44.
L’infirmier SPP est en astreinte départementale et n’assure pas de VLI, sauf nécessité. C’est là aussi une volonté politique du SDIS.

Le plan d’équipement annuel s’élabore selon les besoins du SDIS et les références techniques médicales.
Pas de mutualisation Police/ SAMU/ 18.
Le Préfet a demandé les révisions de la procédure d’urgence en cas d’attentat.

Nous regrettons l’absence du MAD en poste au CTA-CODIS et dénonçons le gaspillage financier des planches à masser et des « true cpr » achetés du temps du prédécesseur du colonel Jouve. Matériel inadapté au coût fort onéreux pour le contribuable et retiré très prochainement des VSAV.

8) Questions déjà prises en compte dans la feuille de route du dialogue social

Les RH vont prochainement restituer leur diagnostic sur le temps de travail. Sera également de la partie, les référentiels des emplois et l’impact sur les postes.

Le nouveau régime indemnitaire (RIFSEEP) pour les PATS, applicable au 1er janvier 2016, pose problème.Il semble que la réflexion soit complexe et prendra du temps. Encore une preuve, s’il en était nécessaire, de l’anticipation virtuelle au SDIS …

9) Situations individuelles

Nos interlocuteurs ont oublié notre interrogation sur les logés. Nous nous ferons devoir de la leur rappeler.

… mais vous n’êtes pas obligés de nous croire !

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