Une rencontre pleine d’espoir

Ils se mêlent de tout …

Mardi 16 juin dernier, Véran HERTEL et Thierry VOGNE sont reçu par M.PLOTEAU

Ambiance sereine, échanges ouverts.

M.PLOTEAU se présente, explique tant son parcours professionnel que politique.

A notre tour, nous présentons le syndicat SUD SDIS 44 : sa genèse, sa représentativité suite aux élections professionnelles de décembre 2014, l’image qu’a pu lui donner son prédécesseur M.BOCHER (qui au passage n’est pas totalement faussée).

Nous lui expliquons qu’à SUD nous ne pratiquons pas la langue de bois, sommes contestataires et très bon communiquant quand la situation le nécessite, mais avant tout un syndicat « force de propositions ».

L’échange tourne autour de deux composantes : ressources humaines et ressources financières. Deux notions complémentaires et en interactives.

Depuis 4 ans, nous avons le sentiment que le SDIS 44 est géré par quelques directeurs(trices) qui véhiculent une image galvaudée des personnels du SDIS, une parole faussées de la situation et qui n’ont de scrupule à ainsi manipuler les élus.

Seule la parole référente de ses cadres techniques est perçue par les élus. Nous lui demandons d’être aussi très attentif à la voix des syndicats, porte-parole sans fioriture du quotidien des personnels.

La gestion actuelle du SDIS est subordonnée à l’égo surdimensionné de certains directeurs plutôt qu’à une analyse intellectuelle tournée vers la réussite commune de ses missions.

La pression, le mépris, la souffrance au travail éprouvés par nombre de personnel du SDIS, ne sont plus acceptables. Et ce, alors même que les cadres affichent un contentement béta lors des rendez-vous consultatifs.

M.PLOTEAU est surpris de cette situation. Comme toute personne extérieure au SDIS, il en a une vision « idyllique ». SDIS vitrine … comme nous le regrettons régulièrement.

Néanmoins, nous avons le sentiment qu’il souhaite réellement traiter ces situations de mal-être.

Nous lui donnons de nombreux exemple dont la gestion de la plonge par le CEM et son acharnement – deux conseils de discipline en 2014 ; la gestion personnelle du chef de groupement Nantes de l’époque et du traitement du dossier juridique par l’administration, profitable à ce cadre au détriment des agents injustement dénigrés, accusés « d’attentat » au groupement Nantes.

Egalement la situation des personnels du CTA-CODIS ; des personnels à la direction et dans certains groupements, ainsi que de SPP dans divers CIS.

Nous lui expliquons ce flot quotidien des notes et autres décisions techniques et opérationnelles qui malmènent le quotidien des personnels. Avec, récemment  l’arrêté astreignant certains SPP à résilier leur statut de SPV en parallèle de cette note contradictoire encourageant ses même SPP à postuler en tant que SPV saisonnier spécialiste SAV.

Nous lui rappelons notre attachement à la qualité d’un service public expérimenté et égalitaire, ce qui passe bien entendu par le respect des dépenses publiques. Il nous est insupportable de constater que cette énorme enveloppe budgétaire se tarisse alors même que nos cadres supérieurs dépensent oisivement, tout en nous moralisant sur nos propres demandes légitimes.

Exemple des achats compulsifs de l’ancien médecin-chef, d’une mixité forcée à coup de milliers d’euros sur la simple volonté politique alors que tout tend à démontrer qu’aucune plus-value ne ressortira de ce projet. Nous l’interrogeons sur la pertinence auprès de la contribution du contribuable, sachant que cette politique de mixité est axée essentiellement sur l’économie avenir … économie toujours à démontrer.

Nous nous permettons de lui rappeler l’exposé du directeur lors du Conseil d’Administration d’installation et de sa manipulation des chiffres sur la masse salariale. Notre étude est, elle, basé sur une analyse ne laissant aucune interprétation avec les chiffres et les statuts professionnels exacts.

Nous abordons le sujet de la mutualisation des CIS et de son absolue nécessité dans ce contexte financier. Des points noirs subsistent dans le département avec des secours gelés par manque de personnels disponibles. Les états journaliers référencés au CTA-CODIS sont plus qu’explicites (pour exemple : 29 FPT non armés pour ce seul 16 juin).

Nous continuons avec les chiffres de l’INSEE qui prédisent une augmentation exponentielle d’habitants dans les 20 prochaines années dans le secteur géographique d’intervention des CIS Rezé et Bouguenais. Quelle anticipation du SDIS lorsque son projet pour Rezé était encore récemment d’y soustraire une dizaine de SPP et quand Bouguenais – 1.200 interventions – n’est toujours pas professionnalisé ?

M.PLOTEAU est conscient de la situation et se veut l’acteur de la mutualisation des CIS. L’exemple de Pornichet avec ses besoins de travaux – plus de 300.000 euros – va nécessiter un arbitrage rapide entre investissement sur place ou fermeture et redimensionnement des personnels.

 

M.PLOTEAU reste très ouvert à ce style d’échanges.

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