Compte rendu de CHSCT: le dialogue social toujours en berne au SDIS 44

CHSCT du 13 décembre 2017

Il était une mauvaise foi …

En préambule, le président regrette l’attitude des organisations syndicales lors du CHSCT du 28 novembre dernier. Nous avions tous … sauf Avenir Secours, refusés de siéger pour diverses légitimes raisons (cf : courrier).

Le Président n’accepte pas d’œuvrer dans cette atmosphère de défiance perpétuelle et exprime son mécontentement à devoir se déplacer pour rien alors que son agenda reste bien plein.
Le nôtre non !!!

Le DDA s’exprime à son tour sur le sujet, à l’invitation du Président. Nous voilà rassurés, sa position conforte celle du Président. Belle leçon de cirage de pompes.

Tous deux ne comprennent vraiment pas notre position. Le dialogue social est une notion importante au SDIS. Les organisations sont pleinement associées à tous les travaux.

La CFDT réagit sur la notion de dialogue sociale. La réalité n’est malheureusement pas aussi jolie que celle dépeinte par le Président et le DDA, exemple à l’appui.

SUD intervient pour rappeler au Président que les élus du personnel sont eux aussi bien occupés. La volonté de ne pas siéger au dernier CHSCT n’est pas un trait folklorique soudain mais bien une nécessité pour l’alerter sur le comportement de la direction.
Constat, ce jour, que le message n’est pas passé. Par exemple, comment justifier la présence de 15 personnes face à nous, alors que le règlement de cette instance prévoit 6 représentants de l’administration. Nous demandons l’application stricte du Décret 85-603.
Le Président va étudier la question et vérifier nos dires.
Merci Président de ne pas vous offusquer de votre propre gestion illégale du CHSCT …

Point groupe addictions
La CFDT confirme d’un vrai dialogue social dans l’action menée par l’officier en charge du dossier.

Plan de prévention des RPS et QVT
SUD s’interroge sur la gestion du dossier « projet management » quand le document indique que « la première phase (diagnostique) est presque terminée ». En effet, nous étions restés sur une analyse par l’expert, déposée auprès du DDSIS, sur laquelle la direction émettait un désaccord profond.

Nous avions mal compris, il s’agissait d’une première ébauche et l’administration rencontre très prochainement le cabinet pour élaborer un second dossier abouti.

Du baratin propre et clair pour dissimuler une première expertise mettant en défaut le management au SDIS 44.
Encore un tour de passe-passe. Trop fort !!!

Plan prévention des risques sportifs
SUD revient sur la nomination initiale de l’officier en charge du dossier. L’information véhiculée est qu’elle relève d’une décision du CHSCT alors que ce ne fut qu’une décision unilatérale de l’administration.

Néanmoins, nous reconnaissons sa compétence et rejetons son évincement prévu pour la simple raison qu’il laisse son poste de chef de centre pour une autre responsabilité. Il est pour nous tout légitime à continuer dans cette dynamique.

Nous insistons sur le besoin de présence du conseillé technique EAP, trop absent dans ce groupe de travail et dans l’action auprès des CIS.

La CGT s’interroge sur l’absence de participation des organisations syndicales au projet. Environ 3 réunions en 2016 … puis plus rien.

Nous demandons également à être de nouveau associés avec l’espoir d’une accélération des actions de prévention. Le but étant double : la baisse de l’accidentologie sportive et la sauvegarde « d’un bien être » physique des personnels SP.

Le Président pense judicieux d’y associer d’autres méthodes dites moins conventionnelles (aromathérapie par exemple). SUD rebondit en lui demandant s’il s’agit bien d’une volonté de l’administration. Le Président semble ennuyé, piégé par ses propos … le 3SM faisant les gros yeux.

Risque routier
Plan prévention : préconiser un pôle conducteur dans les CIS en garde postée.

Plan agression
L’arrivée d’un officier auprès de l’ingénieur en hygiène et sécurité va permettre de développer un projet sécuritaire autour des CIS.

CFDT, CGT, SNSPP-FO ainsi que SUD interviennent sur ce point en insistant sur la nécessité d’y associer tout le volet agression.

Le Président insiste sur la sincère volonté du SDIS à œuvrer pour la protection des personnels SP. C’est un enjeu majeur pour le Président du CASDIS.

FO-SNSPP regrette que la formation « gestion de personnes agressives » soit dispensée de manière sporadique. Le DDA entend et souhaite que cette formation soit renforcée.

Nous regrettons apprendre par voix de presse la nouvelle convention entre le procureur et le SDIS. Nous réaffirmons notre volonté de lutter contre les agressions des SP en interventions. Nous souhaitons la mise à disposition des tous les SP, hommes du rang comme officiers, d’une procédure simple et efficace dans la gestion des agressions.

Le DDA a conscience du fossé entre les réelles agressions vécues sur le terrain et les dépôts de plaintes. Il souhaite une remontée de toutes les agressions, quelque soit le degré de violence, auprès de ses services. De plus, il accepte notre demande de réflexion sur le sujet et propose un travail en commun avec l’officier en charge du dossier.
Si rare qu’il soit en accord avec nos propositions qu’il est nécessaire de le souligner.

Nous prenons ainsi attache auprès de cet officier qui nous contactera dès janvier 2018 pour plancher sur le sujet et élaborer rapidement des solutions.

Rapport CNRACL – Impacts et prévention des risques relatifs aux fumées d’incendie
Présentation par l’administration du dossier et de la vision du SDIS 44.
Chaque syndicat reconnaît l’importance du dossier et de la nécessité d’une réelle mise en place concrète.
SUD alerte sur ses craintes d’un engagement long et fastidieux comme la direction en a l’habitude sur tous les dossiers.
Nous abordons depuis longtemps et de manière régulière le problème des particules fines, mais
l’administration ainsi que le 3SM nous renvoyant toujours à ce fameux rapport qui se faisait attendre, nous confirmons la nécessaire dynamique indispensable pour faire évoluer rapidement les habitudes. Non à une usine à gaz mais oui à des actions de bons sens.
Nous sommes conscients des enjeux économiques mais demandons une réelle prise de conscient de nos décideurs.

Questions 3SM
Le médecin chef-adjoint nous informe du recrutement de médecins ; groupements de Blain, Nantes, Bourgneuf ; et de l’arrivée du médecin chef, dès janvier prochain.

Le médecin chef nous assure que les tests physiques sont identiques pour les SPP et les SPV et que leurs traitements par le 3SM est efficace.
SUD lui indique entendre son discours mais n’être pas en accord avec ce dernier. Nous lui rappelons l’Arrêté du 6 mai 2000 et son article 11 relatif à la gestion du suivi de la condition physique du SP. La réalité du terrain n’est pas celle qu’il soutient.

De même, le médecin chef-adjoint informe qu’aucune différence n’est faite entre SPP et SPV dans le traitement d’une inaptitude opérationnelle.
Là encore, nous lui indiquons que la réalité du terrain est loin d’être aussi parfaite qu’il ne le dit.

Question VPR
Organisations syndicales et administration campent sur leurs positions quant à la gestion et à l’armement du VPR.
SUD explique regretter que ce dossier ait été géré de cette manière, que la sensibilité des décideurs ait pris le pas sur la nécessaire objectivité.
Gageons que nous pourrons faire évoluer ce véhicule.

… mais vous n’êtes pas obligés de nous croire !

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