Monsieur Bochet versus SUD SDIS 44

Ils se mêlent de tout …

Et oui, notre mauvaise foi est de retour après 1 an d’absence ! Souvenez-vous, l’an dernier … l’élu en charge des relations avec les syndicats levait la séance, ne supportant pas notre position « brut de pomme » face à un DRH aux dires et comportements inacceptables suite à la tragédie de Saint Nazaire.

Depuis, l’eau a coulé sous les ponts, comme le veut l’adage !

Nous voici donc autour de la table des discussions, soleil d’hiver réchauffant la salle, sourire de notre hôte … le changement s’est pour maintenant !

Tour de table :

– Côté officiel : Monsieur BOCHER, Colonel GROS – DRH – et mesdames RIVERE et GENET-BODY, respectivement Responsable du Pôle Expertise, et Chargée de Gestion Technique Relations Sociales et Instances Paritaire.

– Côté SUD SDIS 44 : Clément BRIERE, Jonathan GAZEAU et Thierry VOGNE – respectivement numéro 2, numéro 3 et numéro 4 (numéro 1 étant retenu … non pas par la justice mais pour affaire personnelle).

Jonathan commence par interpeler Monsieur BOCHER sur le jugement du Tribunal Administratif du 13 mai 2013 lié à la condamnation du SDIS 44 sur l’Arrêté du 25 mai 2010 relatif au temps de travail des sapeurs-pompiers non officiers et plus précisément sur la manière de décompter les arrêts de travail pour raison de santé. Monsieur BOCHER ne peut qu’échanger avec l’entité ayant introduit le recours et que cette condamnation n’oblige nullement le SDIS 44 à une quelconque publication sur le sujet. Dommage, avec un service com. si prompt à publier tout et … oups, la mauvaise foi !

Monsieur BOCHER nous indique néanmoins que l’accord entre les deux parties est actuellement en phase de contrôle par le TA. Le délai maximal indiqué dans le document – 31 mars 2014 – pour dépose des dossiers sera revu au regard du temps nécessaire au TA pour examiner la conformité d’application de son jugement.

Thierry aborde ensuite le sujet des différentes demandes de sanctions à l’encontre de plusieurs plongeurs. Il débute par les deux collègues de Saint Nazaire. Le souhait n’est pas d’entrer ce jour dans les détails qui mènerait vers un débat stérile sur la légitimité des demandes de sanctions. Les parties intéressées le feront le moment venu.

Thierry demande juste une explication, sachant que les deux plongeurs vont apparemment subir seuls les conséquences du drame. Il insiste également sur le fait qu’aucune amélioration n’est visible sur le terrain, que les hypothétiques axes d’améliorations formulées dans le rapport de la DGSCGC – dossier « top secret » dont seul une élite a eu l’autorisation de lire – se font concrètement attendre. Au passage, il demande à consulter le dit rapport.z

Le Colonel GROS explique tout d’abord que la sanction est légitime. Il explique ensuite que des améliorations sont déjà en place – relation entre CTA/ CODIS et CROSS – et que cet accident tragique ne pourra plus être. La réforme de la spécialité plonge demande une analyse globale, ce qui ne peut se faire aussi rapidement. Quant à la lecture du rapport, il nous renvoie poliment vers la CHSCT pour l’accès à un seul volet du document. Mais que cache donc ce si sensible rapport de la DGSCGC ?

Lorsque Clément évoque le Règlement Opérationnel – RO – obsolète, le DRH insiste sur les nouvelles formations en eaux profondes et les procédures opérationnelles novatrices. Clément l’informe que ces procédures existent déjà depuis plusieurs années car mises en place sous la direction du CT officiant au CIS Nantes-Gouzé. Et que les stages nouvellement proposés ne sont pas qualitativement satisfaisants.

 

Thierry profite de l’échange sur les stages « eaux profondes » pour embrayer sur les demandes de sanctions demandées contre les 11 SPP présents à l’une des dernières sessions. Il ne comprend pas la raison d’une éventuelle différence entre les sanctions. Le DRH explique qu’il y a eu faute et que ne pas sanctionner les 11 SPP ne serait pas respectueux des autres personnels qui eux suivent le règlement.

Clément explique que la situation n’est pas aussi simple et qu’une sanction au-delà du premier groupe serait démesurée. Monsieur BOCHER en prend bonne note. Clément continue avec la liste complémentaire, action répressive considérée comme une première sanction. Le DRH rétorque qu’il ne s’agit que d’une procédure de protection. Clément lui rappelle alors que la finalité d’un SPP est de mettre ses compétences au service du public et non pas végéter dans un centre de secours.

Thierry demande alors si un douzième personnel va aussi être sanctionné. Car, si la situation fut rendue délictueuse, c’est aussi à cause du comportement de l’officier encadrant. Réponse unanime de nos deux interlocuteurs, aucune sanction n’est demandée à l’encontre du CT responsable du stage. Quel bêta ce Thierry ! Evidemment que l’immaculé officier ne peut avoir tort … notre sacrée mauvaise foi !

Pour conclure cette partie, nous informons Monsieur BOCHER que les collègues sont las de subir de telles pressions, d’être toujours méprisés et qu’à l’aube des municipales, il ne serait guère étonnant de voir réapparaitre des véhicules rouges nouvellement sérigraphiés. Monsieur BOCHER se positionnera le moment venu.

Nous informons également Monsieur BOCHER que nous aurons de nouveau l’occasion d’échanger sur le sujet, des adhérents SUD SDIS 44 étant parmi les personnels sanctionnés.

 

Thierry engage ensuite l’échange sur le temps de travail. Pour résumer les réponses de nos interlocuteurs, la mise en place se fait progressivement sur l’année 2014 avec une analyse en fin d’année. Toutes les instances syndicales sont invitées à leur faire part d’éventuels axes d’amélioration. Concernant l’impact sur les personnels logés, le DRH nous informe ne pas avoir travaillé dessus, le temps imparti repoussait l’obligation à 2016 … la célèbre anticipation du SDIS 44 pourrait alors soupirer notre mauvaise foi !

Nous aurons, là aussi, l’occasion d’échanger sur ce nouveau temps de travail qui est loin de satisfaire un trop grand nombre de personnels.

Thierry continue avec le projet SPV dans les centres urbains. Monsieur BOCHER stipule qu’il ne s’agit pas d’un quelconque projet, mais d’une réalité puisqu’intégré dans le SDACR. Evidemment, si cela est noté noir sur blanc dans le sacro-saint document … comme l’obligation minutée du temps d’intervention des secours pour tout le département, comme l’obligation de secours identique pour tout habitant de Loire-Atlantique, etc.

Quoiqu’il en soit, les 300 SPV dans l’agglomération nantaise arriveraient à l’horizon 2018/ 2019.

A l’interrogation de Clément sur la légitimité de SPV, la réponse est sans ambiguïté : c’est la raison politique qui l’emporte.

Jonathan embraille alors sur la différence de compétences entre le SPP et le SPV. Le DRH semble en être conscient, mais ne veut pas que l’on stigmatise le SPV. Pourtant, insiste Jonathan, le cursus formatif n’est pas le même alors que les responsabilités sur le terrain sont partagées, souvent même à l’avantage du sous-officier volontaire. Mais cela ne semble pas perturber nos hôtes. Le débat qui s’ensuit reste fort stérile. L’avenir du SPV semble bien rose …

Le temps passe et Monsieur BOCHER étant appelé vers d’autres responsabilités, nous lui confions un exemplaire de notre « Etat des lieux 2013 » et lui remettons un courrier relatif à la dernière FAE caporal professionnel. Le DRH nous lache à la va vite que ces personnels ne souffriront d’aucun retard d’avancement. Thierry en profite pour lui répondre que bizarrement la donne n’est pas la même que l’on soit SPP ou SPV.

 

Chacun se sépare poliment … comme quoi vos représentants, malgré leur mauvaise foi légendaire, ont tout de même été bien éduqués.

 

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