Qu’en dit le SDIS 44 des dérives des ambulanciers privés?

Voici le compte rendu de la réunion demandée par votre syndicat SUD SDIS 44 avec le directeur du SDIS44 suite à la dégradation des interventions des sapeurs pompiers et notre enquête sur le SUAP.

 » Ils se mêlent de tout …

Ce jour, vos représentants étaient reçus par Monsieur le Directeur. Accompagné du nouveau DMO et du Médecin-Chef, il a accepté de se positionner sur une problématique que nous portons depuis de long mois … le SUAP.

Initialement, nous attendions un rencard avec le Président du CASDIS 44 …

Notre dossier, constat d’un SUAP dysfonctionnant sur le département, semble avoir été lu et étudié par notre hôte.

C’est ainsi que notre directeur partage nombres de nos réflexions et abonde en ce sens alors que nous lui exposons certaines de nos propositions tendant à l’amélioration de la situation.

Nous nous accordons tous à constater que nos missions évoluent et que l’aspect purement social court-circuite le quotidien des engagements SP. Malgré ce commun constat, le directeur insiste sur la nécessité d’une réponse opérationnelle à tout type de sollicitations.

Il reconnaît l’absence de prise en compte des situations par les autres acteurs de terrain (centre 15, police, municipalité, SAMU social, services de l’Etat, etc.) mais réitère sa volonté de palier à ces manques par l’engagement des secours SP. Néanmoins, conscient de l’augmentation constante des sollicitations et du coût engendré pour le SDIS, il réfléchi à une politique incitative pour que tous ces partenaires assument leurs propres responsabilités sociales.

Le directeur semble découvrir la place prépondérante prise par les sociétés d’ambulanciers privées dans le SUAP. Il nous demande des exemples précis que nous lui soumettons.

Le constat est simple : les moyens privés se substituent trop souvent aux services publics dans des missions qui ne les concernent pas. En parallèle, nous assurons toujours plus de soutien sanitaire, plus de soutien à ces services privés par la mise à disposition gracieuse de moyens publics, plus de pansement sociétables.

Excepté la volonté assumée de porter devant les élus un arrêté de remboursement des frais engagés dans la mise à disposition des moyens du SDIS auprès des ambulanciers privés, la fatalité semble emporter notre légitime plaidoirie pour un retour à nos missions premières.

Nous continuons en abordant en toute transparence nos inquiétudes quant à la position d’un élu du SDIS, que nous craignons intéressé, dans la politique publique du secours à personne.

Nous savons que le législateur n’interdit pas cette ambiguïté, mais trouvons la position de cette élu fort anxiogène. Le directeur nous assure de la probité de l’ensemble des élus œuvrant au sein du SDIS. Nous restons légitimement convaincus que la position de cet élu n’est pas anodine et que l’impact sur l’engagement des secours publics et privés est réel.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas encore demain que vous concentrerez vos actions sur de l’urgence … le social restant votre actuel quotidien ! Les privés restant en place, bien protégés et valorisés par un système biaisé … pour n’employer aucun gros mots juridiques. Mais nous ne baisserons pas les bras, loin de là !!!

Le médecin-chef nous confirme que la problématique de l’engagement de la VLI, nombre de fois dénoncé par vos représentants, va être solutionné par la signature d’une note. Ainsi, d’ici moins d’un mois, la note appliquée, permettra à tout chef d’agrès d’engager, à son initiative auprès du CTA-CODIS, une VLI pour la gestion de la douleur. Seul item retenu dans cet engagement direct.

Nous voyons enfin l’un de nos combats aboutir !

Le DMO recherche un moyen efficace et pragmatique pour recenser tous les dysfonctionnements relationnels et opérationnels, avec le centre 15.

Le directeur insiste sur la nécessité d’apporter un maximum d’éléments afin que le médecin-chef et les services du SDIS concernés puissent proposer une vision honnête du terrain, lors des prochaines réunions d’échanges SDIS-Centre 15.

Le SUAP mérite une réflexion plus poussée, mais le temps n’étant ce jour pas notre allier, nous devons conclure sur ce sujet.

Croyons que notre directeur ait été sincèrement attentif et collaboratif …

Nous souhaitons, avant de prendre congé, faire un point sur le fonctionnement du CND. Profitant de la présence du DMO, nous lui demandons d’engager une réflexion sur l’avenir du service. Il se réfère aux différents bilans passés mais accepte d’associer un panel plus large de participants à la prochaine évaluation.

Nous l’interrogeons également sur l’opportunité de ne pas « utiliser » le CTD nautique disponible en remplacement du départ à la retraite du spécialiste actuel. Il nous semble surprenant que la spécialité se voit amputée de son seul conseiller. Rappelons que cet abandon impacte la qualité du service public – risque de disparition de formations – et les finances du SDIS – coût de formation de la spécialité.

Sans filtre et avec honnêteté, nous demandons au directeur de s’exprimer sur l’origine qui semble avoir conduit l’évincement de ce personnel. Réponse floue … renvoyée à l’analyse du DMO. Gageons que ce dernier prendra la bonne décision.

… Mais vous n’êtes pas obligés de nous croire ! »

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