Traitement ubuesque de la situation plonge au SDIS 44

Voici le dernier courrier envoyé le 30 septembre à Monsieur Grosvalet concernant une situation plonge qui s’aggrave de plus en plus…

« Monsieur Le Président,

Depuis le début de cette année, le SDIS 44 est secoué par un mouvement de contestation face à la politique managériale de votre administration.

Nous vous avions alors alerté sur les méfaits d’un tel management. Il ne s’agissait pas pour SUD de contester à tort et à travers, mais bel et bien de défendre les droits de vos personnels.

Aujourd’hui, fort est de constater que ces droits ont été bafoués. Vous aurez compris, Monsieur Le Président, que nous dénonçons la manière dont votre direction aborde et tente de gérer la crise de la spécialité plonge.

Inutile de revenir sur les évènements de fin 2013 et de votre décision relative au Conseil de Discipline de mars dernier. Même si à ce sujet, malgré notre souhait d’échanger et de comprendre vos motivations, vous n’avez jamais voulu nous répondre.

Le 16 septembre 2014, vos services convoquaient les premiers plongeurs pour la FMA Plongée 2014 – JY/LM/L2014-234 – avec l’ordre préparatoire présentant le déroulé et l’organisation du stage. Outre l’aspect technique de cette note nous faisant penser à un simple copier-coller effectué à la va vite du document de 2013– immatriculations différentes entre les véhicules du CIS Nantes-Gouzé couchées sur le papier et ceux disponibles en centre – ce document nous confirmait l’encadrement technique par le CT Départemental.

Quelques jours auparavant, l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels plongeurs du CIS Nantes-Gouzé avaient alerté vos officiers supérieurs sur leur réticence à pratiquer leur spécialité en présence du CT Départemental au titre de ses maladresses techniques, déjà reconnues lors des stages nationaux de fin 2013. Pour seule réponse, une convocation envoyée en catimini trois jours avant le début du stage.

Ce 16 septembre 2014, cinq plongeurs du centre de secours Nantes-Gouzé se sont présentés en retard sur les lieux du stage. En cause l’ordre préparatoire erroné que l’encadrement du CIS a du revoir le matin même. Là, constatant la présence de leur encadrant technique, ils ont invoqués leur droit de retrait comme le permet le législateur – Article L4131-1 du Code du Travail et Article 1.5.15 du Guide National de Référence des Secours Subaquatiques.

La première réponse de votre cadre supérieur sur place fut de les sermonner sur leur retard, leur expliquant bruyamment qu’il n’est pas toujours nécessaire de suivre les règles et qu’il fallait juste prendre un autre véhicule et ne pas tenir compte de l’ordre préparatoire. Surprenant, Monsieur Le Président, alors même que ce manquement aux règles est le principal argument qui vous a semble t’il poussé à convoquer le Conseil de Discipline de Recours du 15 octobre prochain.

Sa seconde réponse fut la menace de sanction à leur encontre s’ils refusaient réellement de plongée. Position de nouveau contraire aux droits de vos personnels et vecteur de stress inutile – Article L4131-3 du Code du Travail et Point IX.1.3 de l’Annexe II du Référentiel Emplois Activités Compétences « Interventions, Secours et Sécurité en Milieu Aquatique et Hyperbare.

A cela s’ajoute la réponse de votre cadre supérieur en charge des relations humaines qui, en date du 23 septembre 2014 – CCAS-2014-09-17-9248 – fait aussi abstraction de ce droit de retrait. En effet, il écrit à vos personnels « (…) j’ai décidé de vous relever de toute activité de plongée subaquatique tant pour la formation (stage ou entrainement) que pour les opérations de secours ».

Il s’agit ici soit d’une interprétation du droit de retrait, soit d’un subterfuge pour punir ces personnels. Le droit de retrait s’applique pour un danger grave, imminent, en présence d’un facteur dangereux et non pas pour l’ensemble des obligations quotidiennes qu’un plongeur peut rencontrer lors de son activité.

Vous comprendrez alors, Monsieur Le Président, notre étonnement et notre inquiétude. Quel traitement ubuesque de la situation. Vos personnels informent la direction du SDIS 44 d’un problème les obligeant à invoquer leur droit de retrait et celle-ci n’est même pas capable d’agir de manière sensée : le service hygiène et sécurité, compétant dans ce domaine, n’a pas été informé ; le CHS n’a pas été alerté ; mais les actions despotiques fleurissent.

Nous vous demandons, Monsieur Le Président, de ramener vos cadres à la raison, de faire respecter le droit de vos personnels, d’annuler ces procédures d’expertises inadaptées et de remettre en activité l’ensemble des plongeurs du CIS Nantes-Gouzé.

Nous restons à votre entière disposition pour échanger sur ce sujet. »

 

3 commentaires

  1. « Ramener vos cadres à la raison », on se demande bien qui perd la raison… D’une simple histoire d’homme en arriver à tuer la plongée à Gouzé, moi je dis bravo… Après avoir pleuré pour rentrer plus tôt, pleurer pour ne pas être sanctionné, pleurer pour ne plus aller à Marseille, maintenant vous pleurez pour abattre un conseiller technique… Où cela va-t-il se finir? Honteux de s’attaquer ainsi à un homme qui a tellement plus de valeurs que vous. Honteux à un syndicat de défendre des personnels qui ne respectent rien ni personne.
    Vous voulez « plombez les nazairiens » parce qu’ils ne suivent pas le mouvement! Sans parler des propos de votre conseiller technique Nantais irrespectueux envers leur collègue décédé, à part du dégoût et de la honte, je n’ai pas d’autres sentiments….

    • Luk Loggan,
      Tu es un habitué des réseaux sociaux et bien connu pour vilipender les causes justes. A force de te lire, je ne peux que me rendre compte qu’il faut mieux recevoir ce texte que de l’avoir écrit, tant il déshonneur son auteur.
      Outre le fait que tu ne dois pas avoir bien lu le courrier que tu incrimines, car l’argumentaire de tes ressentiments y est fort absent, une de tes remarques – et c’est bien la seule – me pousse à te répondre : cette insupportable idiotie qui te fais utiliser un évènement dont nous avions demandé, en son temps, de ne plus être l’articulation d’une quelconque démarche contestataire publique. Criminelle de ta part d’écrire de tels propos … mais d’autres se chargeront de te l’expliquer, SUD, par ma voix, s’y refuse.
      Alors, Luk Loggan, comme tu ne dois pas être de ses couards qui se cachent derrières leurs écrits, je t’invite à effectuer les 75 km qui te séparent de Nantes, pour venir déguster le diabolo fraise et échanger autour du sujet. La porte du syndicat SUD est toujours ouverte …
      A bientôt.
      PS : je n’oublie pas de saluer de ta part le CT plonge nantais …

    • frederic joncheray

      Cher Luk Logan,
      je t’invite a faire preuve d’honnetete et de courage et de m’adresser un mail ou mieux encore venir me rencontrer .
      (Je peux aussi me deplacer !) Afin d’echanger nos points de vue sur une situation qui semble t’echapper et dont tu te fait une idee erronee, non seulement sur les plongeurs de Nantes mais aussi sur mes soit disantes facon de penser et de faire !
      facile de se cacher derriere un pseudo ridicule et de baver !
      si tu as de la dignite tu accepteras mon invitation et nous pourrons echanger sur tes accusations non fondees de mon irrespect !
      Moi je signe de mon nom sans me cacher .
      Frederic Joncheray

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