Un directeur départemental mis en examen

Le colonel Luc Jorda, chef du corps départemental des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône, est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Marseille pour harcèlement moral à l’encontre d’une officier de son service, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
Dans un arrêt du 6 décembre 2011, révélé par France3 Provence-Alpes, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de M. Jorda contre une décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, en date du 9 mars 2011, qui infirmait une ordonnance de non-lieu.

 


Le directeur du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Bouches-du-Rhône est poursuivi pour avoir harcelé, du 18 janvier au 21 novembre 2002, le capitaine Isabelle Berard « par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail ».
La plaignante reproche notamment à M. Jorda d’avoir refusé de l’autoriser à encadrer des stages de préparation à des concours internes, d’avoir émis un avis défavorable à son avancement au grade de commandant « sous prétexte d’une insuffisance de service non objectivement démontrée » ou encore d’avoir récupéré un véhicule à son domicile personnel, en son absence et sans avertissement préalable.
« Le colonel Jorda nie avec beaucoup de virulence cette mise en examen, il se présentera devant le tribunal correctionnel et ne doute pas un instant qu’il sera relaxé », a réagi son avocat Me François Sartre, joint par l’AFP.
« Nous arriverons à faire la preuve que la personne harcelée dans cette affaire, c’est M. Jorda, pas elle », a-t-il ajouté, estimant que « son problème, c’est qu’elle refuse d’obéir ».
De son côté, Isabelle Berard, aujourd’hui commandant dans un autre service après avoir surmonté une dépression, a fait part de son « soulagement » de voir aboutir une procédure qui dure depuis dix ans, même si elle dit « redouter de revivre » à la barre des moments difficiles.
Dans un autre volet de l’affaire, le Sdis a été condamné en mars par la cour administrative d’appel de Marseille à verser à Isabelle Berard une indemnité de 10.000 euros au titre de son préjudice moral en raison de son absence de notation « sur une longue période ».

 

tiré du http://www.leparisien.fr/marseille-13000/bouches-du-rhone-le-patron-des-pompiers-poursuivi-pour-harcelement-moral-04-05-2012-1985439.php

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