Les voeux de Sud SDIS 44 au DRH du SDIS 44

Moins mielleux, moins politiquement correctement, plus criant de vérité mais toujours aussi courtois voici nos voeux 2020 au Directeur des ressources humaines du SDIS 44 en réponse aux siens.

Bonjour Colonel,

L’Union Syndicale SUD SDIS 44 vous adresse ses vœux les plus chaleureux pour cette nouvelle année. Nous espérons que vous aurez à cœur de porter de belles et grandes résolutions en matière de gestion humaine de vos effectifs sapeurs-pompiers professionnels.

 Et, pour vous soutenir dans cette dynamique, nous avons posé quelques lignes de réflexions ci-dessous qui, nous l’espérons, vous permettra de balayer cette vision arbitraire et fort réductrice de la situation de terrain.

Tout d’abord, le cycle de travail des sapeurs-pompiers professionnels pouvant entrer dans le dispositif « sénior ».

Alors que le Décret n°2001-623 du 12 juillet 2001et la délibération n°159/2013 du 17 octobre 2013 posent les bases légales du dispositif, nous constatons malheureusement une volonté affichée, dans le Groupement Ouest, de dénaturer cette philosophie en repoussant la possibilité d’application du dispositif auprès de personnels pouvant y prétendre.

Ensuite, l’avancement gelé par une filière réformée, catastrophique, déshumanisante, démotivante pour l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels de la catégorie C.

Alors que vous pourriez, à votre niveau, corriger l’avancement d’une douzaine de caporaux en les accompagnant dignement, vous semblez sourd à cette possibilité et décidez arbitrairement de couper toute forme de dialogue en nous signifiant une fin de non-recevoir.

Continuons avec cet énorme fossé entre l’avancement des SPP et des SPV. D’un côté, vous expliquez, tableaux et chiffres à l’appui, que les effectifs en sous-officiers INC1 et INC2 sont atteints dans tous les centres de secours du département. De l’autre, vous continuez à former des INC1 et INC2 SPV, expliquant un manque cruel de sous-officiers.

C’est faire fi de la réalité de terrain.

Et encore, ce constat quotidien dans la gestion inappropriée des effectifs en temps de grève. D’un CIS à l’autre, d’un chef de structure à l’autre, d’un échange à un autre, rien n’est cohérent, rien n’est appliqué de manière opérante. Et ce, malgré des écrits officiels à l’origine du SDIS 44. Il en va de même quand votre administration s’autorise à piétiner avec brutalité le droit de grève de vos personnels, augmentant de manière significative l’effectif pourtant règlementé les jours de grève nationale. 

Poursuivons avec cette fuite en avant face à l’impérieuse nécessité de recruter des effectifs de sapeurs-pompiers professionnels de catégorie C.

Vos personnels sont à bout de souffle, fatigués physiquement, psychologiquement, incapables d’assurer pleinement leurs missions. Les bureaux se remplissent d’officiers pendant que les centres de secours tournent en sous-effectifs et/ou en surrégime …

Devrons nous attendre encore combien de temps avant que cela ne bouge ?

Alors même que les élus confirment unanimement, lors du vote du budget du SDIS 44, le 18 décembre dernier, l’obligation d’augmenter les effectifs, avec au passage de vifs remerciements pour l’implication sans failles des femmes et des hommes du feu. Mais vous continuez à nous expliquer avoir les mains liées … 

Pour continuer, cette épée de DAMOCLES qu’est l’Arrêt MATZAK. Présent dans toutes les discussions sur le temps de travail alors qu’il s’agit bien d’une réglementation européenne sur la sécurité et la santé du travailleur au travail !

Alors que des décisions juridiques française sont déjà tombées en faveur de l’application de la directive européenne, que le Tribunal Administratif de LYON devrait prochainement poser son jugement, que Monsieur Le président du Conseil Départemental alerte les élus sur cette notion, vous continuez à brandir un hypothétique texte réglementaire de la DGSCGC … qui ne sortira d’aucun chapeau ! 

Enfin, ce dialogue social qui semble faire la fierté de la direction du SDIS 44 …

Aucune possibilité d’échange avec les élus en charge de la gestion du SDIS 44 ; aucune information lors des accidents, lors des agressions de personnels ; aucune négociation en CT ; une cellule RPS titubante ; un manque cruel d’anticipation généralisé ; l’absence de tableaux syndicaux sur certains sites alors que nous avons fait remonter l’information bien avant les élections ; etc.

En ce début d’année Colonel, nous tirons pour la dernière fois la sonnette d’alarme.

L’accident mortel est à nos portes. L’agression fatale n’a jamais été aussi proche. Le soulèvement social plante ses jalons.

Vous, comme nous, avons nos propres responsabilités dans la conduite d’une véritable culture du dialogue social. Les agents que nous représentons ont bien compris qu’il s’agissait d’un monologue, sans quoi les problématiques précédentes ne se poseraient pas. Ce jour, nous n’avons malheureusement plus de réponses, plus de solutions à leur apporter.

Nous nous faisons une énième fois écho de la situation catastrophique dans laquelle vivent professionnellement vos sapeurs-pompiers professionnels. Nous arrivons à la fin d’un cycle de 5 années d’ouverture, de discussions, de construction.

Et s’il faut que vos personnels se fassent entendre en direct pour que vous les écoutiez … nous serons à leurs côtés.

L’Union Syndicale SUD SDIS 44

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