Mon p’tit doigt m’a dit …

Un sudiste de bonne famille s’est invité dans le bureau d’un officier très bien placé.

Premier sujet sur les effectifs faméliques d’un CIS nazairien majeur. Au plus bas depuis plusieurs mois, avec mises en disponibilité, temps partiels, arrêts maladies, congés maternités, formations et bien d’autres aléas d’une vie administrative de caserne, la situation n’inquiète nullement les grands pontes du Château. Il manque 20 équivalents temps pleins … mais deux FI fraichement diplômés, parachutés en zone de difficulté, vont résoudre ce problème !

Une IP de 2003 commande pourtant un effectif de 100 SPP sur ce centre. Parce que le cheminement de nos courriers d’alerte tout comme ceux des responsables les plus proches du problème semble semé d’embuche ; parce que nous sommes tous las du mutisme de nos hauts gradés ; nous lançons un appel à la star barbue qui œuvre avec bienveillance la nuit du 24 au 25 décembre … un recrutement de SPP s’il vous plait !

Et notre hôte d’insister sur la nécessité de réfléchir différemment entre l’agglomération nantaise et nazairienne. Et il a entièrement raison. Notre sudiste, qui ne sort pas de l’ENSOSP, a vite fait le tour de la situation. Géographie différente, sollicitations différentes, besoins différents, manques différents et absence de soutiens opérationnels différents … tout y est « différent » sauf aux yeux de nos gradés bureaucrates.

Fort de sa réflexion, sudiste s’interroge sur l’avenir du CIS Pornichet … OUPS !!! C’est le sujet du moment qu’il ne faut pas aborder. A grand renfort de «guest star», le discours policé bannit tout projet de fermeture. Sauf que rien ne sera fait financièrement pour améliorer le quotidien des personnels en poste. Mais comme lu dit récemment le nouveau patron du 18 aux collègues de Pornic qui vivent une situation similaire « Vous n’êtes pas là pour dormir » !

Et que penser des regroupements de centres tels que Le Pouliguen, Le Croisic et Batz-Sur-Mer … que supposer des fermetures des centres de Trignac et Saint-André-Des-Eaux ! Passons aussi sur le renforcement de SP sur les CIS de Savenay et Pontchâteau, le regroupement de La Turballe et de Piriac …

Halte aux gros mots, nous ne voudrions pas froisser la susceptibilité de certains élus prompts à monter au créneau pour défendre leurs chapelles tout en ignorant consciemment que cette attitude plombe les finances publiques du SDIS.

Notre hôte s’efforcera de garder son opinion – désuet loyauté envers la caste des décideurs – mais ses allusions persuadent petit sudiste qu’il a fait mouche. L’avenir nous le dira … par la voix du grand manitou !

Autre problématique récurrente dont l’impact direct sur la qualité des secours n’est plus acceptable. La jolie VL rouge équipée comme un bloc opératoire qui n’assure plus ses missions faute de personnels compétents disponibles. Oui, la mauvaise foi de sudiste pourrait parler du nombre impressionnant d’infirmiers SPV encartés SDIS 44 qui n’assurent que des missions administratives, visites médicales en tête. Ou encore ces infirmiers au statut professionnel qui n’usent pas leur fond de pantalon dans ces véhicules de secours !
L’ordi dans un bureau bien au chaud … oui !
L’inter de nuit … non !!!

Sudiste, le petit grain de sable dans un rouage bien huilé … pour votre bien et celui du contribuable.

Un commentaire

  1. Sans vouloir défendre qui que ce soit… Mais juste rapporter des faits… Qui ne concernent que Carquefou que j’ai intégré depuis quelques mois
    J’ai toujours vu la VLI armée jour et nuit…

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